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Graeme Allwright chante "Emmène-moi" à Villar en Val
à écouter (en live) avec le lecteur ci-dessous |
Cet été il y a eu des
grandes nuits d'orage comme celle qui a accueilli Graeme Allwright au Villar en Val en clôture de la très attendue "Grande Deltheillerie" (encore bravo à Magali et à son équipe)
Graeme Allwright à moins de quatre kilomètres de l'ostal, c'est comme un cadeau rétrospectif inespéré. Moi qui dans les seventies ai égratigné ses chansons à tout va sur ma gratte estampillée "peace and love", me voilà revenu musarder dans ces drôles d'années lumière, celles où on croyait vraiment que le monde ne pouvait devenir qu'infiniment plus beau et plus fraternel.
Emmène-moi, mon cœur n'est plus triste et je n'ai plus mal aux pieds. On oublie
les petites bestioles qui piquent attirées par les projos. C'est tellement bien que Dieu lui même, du haut du ciel, n'arrête pas de prendre des photos au flash. Contrairement au regretté Dylan qui brade sa poésie et ce qui lui reste de voix pour quelques dollars de plus, Graeme Allwright est resté quelqu'un de hautement fréquentable musicalement et humainement. Avec son humour, sa gentillesse et tout son talent intact. Le bonheur a duré trois quarts d'heure jusqu'à ce ce que
Suzanne nous prenne par la main pour une nuit sans fin. Une nuit qui s'achève prématurément quand d'un seul coup l'orage éclate.
On avait de l'eau (presque)
jusqu'à la ceinture. Comme à Woodstock. Sauf que là, au lieu de danser nus ensemble sous l'averse on a regagné piteusement nos automobiles. C'est sûr, en 2011,
les temps ont bien changé
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